EDA : problématiques et revendications

Cette page regroupe des échos du terrain et l’ensemble des revendications de la FAE qui ont été élaborées et adoptées spécifiquement dans le cadre des nouveaux programmes et de leur implantation. La FAE défend un nombre important de revendications supplémentaires qui touchent le secteur de l’EDA, notamment : l’autonomie professionnelle, la création de règles de formation des groupes d’élèves, la tâche, la stabilité d’emploi, l’ajout de services complémentaires, le financement, le nombre de reprises des évaluations, etc. Enfin, l’information aborde les thèmes suivants (cliquez sur le thème pour y accéder directement) :


PROGRAMMES D’ÉTUDES ET RÉALITÉS DE L’ÉDUCATION DES ADULTES
Quelques échos du terrain :
  • Certains savoirs essentiels incontournables sont absents des programmes.
  • Manque de précision de certains contenus et de certaines exigences des programmes, ce qui occasionne de multiples interprétations (évaluations, matériel pédagogique, enseignement, etc.).
  • Des contenus et exigences des programmes jugés ne pas être intégrés au bon niveau.
  • Les attentes de fin de cours ne correspondent pas toujours aux contenus des programmes.
  • Le nombre d’heures prévu pour enseigner certains sigles est insuffisant.
  • L’objectif de la FBC de rendre les adultes compétents dans le traitement de situations réelles de la vie n’est pas assez large.
  • Des contenus des programmes et des pratiques pédagogiques difficilement applicables avec les caractéristiques des élèves (présence importante de jeunes dans certains secteurs de l’EDA et d’élèves éprouvant des difficultés de tout acabit, taux élevé d’absentéisme, manque d’autonomie, etc.).
  • Peu de services pour les élèves.
  • Des pratiques pédagogiques difficilement applicables avec l’organisation scolaire en place (nombre de sigles, de matières et de niveaux enseignés à l’intérieur d’un même groupe, absence de ratio, fréquence des entrées des élèves, etc.).
  • Des attentes ministérielles floues par rapport aux approches pédagogiques.
  • Pression ressentie chez plusieurs pour utiliser certaines pratiques pédagogiques plutôt que d’autres.
  • Selon les milieux, peu de mesures pour faciliter l’implantation (groupes fermés, mise en place d’entrées fixes ou espacement des entrées variables, mise en place de groupes plus homogènes ou de petits groupes d’élèves, nouvelle organisation du travail, etc.).

La FAE revendique que :

  • Le MEES exerce son leadership en matière de programmes et fasse en sorte que ces derniers soient applicables et cohérents sur le terrain.
  • Le MEES reconnaisse le caractère particulier de l’EDA et s’assure que les programmes permettent la réalisation de sa mission.
  • Des correctifs aux nouveaux programmes et des solutions réalistes soient promptement apportés, prioritairement à la FBC, afin de répondre aux besoins du personnel enseignant et des élèves:
    • Qu’à cette fin, le MEES mette en place un comité de coordination des travaux et d’évaluation de ceux-ci;
    • Que ce comité s’appuie sur l’expertise des enseignantes et enseignants en exercice, mandatés par les fédérations syndicales, et soit assisté de fonctionnaires, de professionnelles et professionnels, de chercheuses et chercheurs ainsi que de gestionnaires. Ce groupe doit être composé majoritairement d’enseignantes et d’enseignants;
    • Que des représentantes et représentants syndicaux du personnel enseignant valident ces correctifs avant qu’ils ne soient mis en œuvre sur le terrain.
  • Les contenus des programmes soient révisés et adaptés, lorsque nécessaire, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, que :
    • Tous les savoirs essentiels nécessaires y soient inclus;
    • Les contenus et les attentes par rapport à ceux-ci soient mieux précisés;
    • La progression des apprentissages soit cohérente et logique entre les sigles et dans l’ensemble du parcours scolaire;
    • Les attentes de fin de cours correspondent aux contenus des programmes;
    • Les attentes concernant les courants théoriques et les pratiques pédagogiques y soient éclaircies afin d’enlever tout doute concernant la possibilité de recourir, si désiré, à une diversité d’approches pédagogiques et doivent s’arrimer aux réalités de l’organisation scolaire et des caractéristiques des élèves de l’éducation des adultes;
    • La présence des connaissances et des compétences soit rééquilibrée selon les niveaux, en insistant sur l’acquisition et la consolidation des apprentissages de base au début du parcours;
    • Il soit affirmé que les apprentissages ne se limitent pas aux situations de vie;
    • Le socle commun offert par la FBC prépare adéquatement les élèves à la poursuite du 2e cycle du secondaire et ce, peu importe le parcours qu’ils auront choisi et le centre d’éducation des adultes qu’ils auraient fréquenté;
    • Le temps attribué pour l’enseignement du sigle soit suffisant et tienne compte des particularités des élèves fréquentant l’éducation des adultes.
  • La formation initiale soit révisée afin qu’elle tienne compte, notamment, des nouveaux programmes spécifiques à l’éducation des adultes.
  • Le MEES élabore, dans le respect de l’autonomie professionnelle du personnel enseignant, un outil proposant différents modèles optimisant l’organisation scolaire afin qu’elle permette, si désiré, la possibilité de diversifier les approches pédagogiques, qu’elle favorise l’application des nouveaux programmes corrigés ainsi que la réussite des élèves.
  • Le ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • Des mesures visant à :
        • améliorer les services octroyés aux élèves à besoins particuliers;
        • rehausser leur niveau de littératie;
        • les outiller face aux situations complexes;
        • pouvoir référer les élèves en difficulté ou en échec à des services accessibles d’orthopédagogues, de psychologues, de travailleurs sociaux, selon les besoins des élèves dans les centres.

    • La restructuration de l’organisation scolaire au besoin;
    • L’octroi d’un ratio de financement approprié pour tous les groupes de la FBD qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Le MEES maintienne le financement d’un ratio de 15 élèves pour tous les groupes de FBC qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Retourner en haut de la page


FORMATIONS ET APPROPRIATION
Quelques échos du terrain :
  • Des formations non uniformes (contenus, formes, qualité).
  • Un nombre élevé de formations non adaptées aux besoins des profs et à leurs réalités.
  • Des profs qui n’ont pas encore reçu l’ensemble des formations appropriées.
  • Importance de la place de l’autoapprentissage notamment par l’intermédiaire de plateformes virtuelles.
  • Non reconnaissance du temps pris pour de la formation quelle qu’elle soit et pour l’appropriation des nouveaux programmes (TNP, tâche complémentaire, cas des taux horaires, etc.).

La FAE revendique notamment que le ministère :

  • Élabore et rende accessibles des formations correspondant aux besoins et réalités des enseignantes et enseignants. Que ces formations soient élaborées en concertation avec eux.
  • Réitère que le perfectionnement doit se faire sur une base libre et volontaire.
  • Finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • les libérations pour les formations et l’appropriation des programmes;
    • les libérations pour donner aux enseignantes et enseignants un temps d’échange entre eux par rapport à la pédagogie;
    • la rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent notamment se former, s’approprier les programmes et participer aux rencontres avec leurs pairs.
    • Retourner en haut de la page


MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE
Quelques échos du terrain :
  • Manque de matériel pédagogique adéquat (maisons d’édition et matériel fait maison).
  • Multiplication des plateformes virtuelles pour le dépôt de matériel pédagogique (Alexandrie, Moodle locaux et régionaux, etc.).
  • Trop de temps passé à chercher du matériel, à le choisir, à en adapter ou à en créer.
  • Pression indue pour en élaborer.
  • Difficultés vécues quant à l’élaboration des SA\SAE.

La FAE revendique que :

  • Les enseignantes et enseignants aient accès, avant l’implantation des programmes, à un répertoire de matériel pédagogique de qualité, riche et varié.
  • L’article 462 de la Loi sur l’instruction publique (LIP) soit révisé afin qu’il existe un mécanisme permettant d’assurer la conformité entre le matériel pédagogique fourni par les maisons d’édition et les contenus ainsi que les exigences des programmes d’études.
  • Le ministère complète si nécessaire, valide et diffuse largement les outils locaux existants aidant à l’élaboration du matériel pédagogique et des évaluations, en s’assurant qu’ils respectent les programmes d’études, leur esprit ainsi que les réalités de l’éducation des adultes.
  • Le ministère ait une vue centralisée de la production du matériel pédagogique restant à être développé par le réseau, qu’il s’assure que le système en place fonctionne bien et que l’information soit diffusée et accessible.
  • Le Ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • le renouvellement des manuels scolaires;
    • la production de matériel pédagogique, un accompagnement (libérations) pour cette dernière, la collecte du matériel, le partage et la diffusion;
    • la rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent notamment élaborer du matériel pédagogique si désiré.
  • Le ministère réitère que le développement de matériel pédagogique ainsi que le perfectionnement doivent se faire sur une base libre et volontaire.
  • Lors de la production de matériel pédagogique, l’ensemble du réseau (ministère, commissions scolaires, maisons d’édition, etc.) ait le souci de, notamment :
    • Découper les contenus pour faciliter les apprentissages;
    • Tenir compte de la réalité des élèves qui fréquentent les centres;
    • Intégrer plus de visuels (illustrations, schémas, etc.);
    • Prendre en compte les ressources disponibles dans l’intégration des technologies de l’information et des communications (TICs).
    • Retourner en haut de la page


ÉVALUATIONS
Quelques échos du terrain :
  • Difficultés vécues lors de l’évaluation.
  • Certains critères d’évaluation ne sont pas assez clairs ni précis.
  • Difficultés à évaluer des compétences ou certaines d’entre elles;
  • Les Définition du domaine d’évaluation pour la sanction et la reconnaissance (DDÉ) ne correspondent pas toujours aux attentes de fin de cours contenues aux programmes.
  • Manque de cohésion entre les attentes de fin de cours de certains sigles et les questions contenues à certaines épreuves de la Banque d’instruments de mesure (BIM).
  • Les épreuves de sanction ne permettent pas toujours de s’assurer que les savoirs essentiels contenus aux programmes ont été acquis.
  • La place attribuée à l’évaluation explicite des savoirs essentiels dans les DDÉ est insuffisante.
  • Insuffisance du nombre de versions des épreuves de sanction disponible.
  • Des grilles d’évaluation complexes, lourdes, imprécises et subjectives.
  • Lacunes de plusieurs épreuves conçues par la BIM.
  • Charge supplémentaire de travail pour les enseignantes et enseignants qui adaptent ou élaborent d’autres épreuves.
  • Manque de temps accordé pour la correction des épreuves à l’intérieur des heures prévues pour le travail.
  • Temps accordé à l’administration de certaines épreuves.

La FAE revendique que :

    • Les contenus des programmes soient révisés et adaptés, lorsque nécessaire, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, notamment que :
      • Les attentes de fin de cours correspondent aux contenus des programmes;
      • Les critères d’évaluation soient clairs et précis;
      • La présence des connaissances et des compétences soit rééquilibrée selon les niveaux, en insistant sur l’acquisition et la consolidation des apprentissages de base au début du parcours.
    • Les DDÉ soient révisées, au besoin, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, que :
      • elles correspondent aux attentes de fin de cours;
      • une place prépondérante soit attribuée à l’évaluation explicite des connaissances dans l’évaluation de sanction.
    • Les évaluations et les outils qui les accompagnent soient révisés, lorsque nécessaire, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, que :
      • Ils soient adaptés aux caractéristiques et au niveau de littératie des élèves fréquentant l’éducation des adultes, sans modifier les exigences du diplôme;
      • Les grilles d’évaluation soient simplifiées, clarifiées et précisées afin qu’elles soient plus faciles à utiliser et qu’elles ne prêtent pas à interprétation;
      • Les évaluations correspondent aux DDÉ.
    • S’il y a lieu d’effectuer le classement d’un élève, les tests soient standardisés, ajustés aux programmes enseignés et administrés selon une procédure ne créant pas un alourdissement de la tâche des enseignantes et enseignants.
    • La Politique d’évaluation des apprentissages soit révisée afin de s’assurer qu’elle tienne compte des demandes de révision effectuée aux programmes, aux DDÉ et aux évaluations.
    • Un nombre de versions d’évaluation suffisant soit élaboré avant l’implantation.
    • Le ministère ait une vue centralisée de la production du matériel d’évaluation restant à être développé par le réseau, qu’il s’assure que le système en place fonctionne bien et que l’information soit diffusée et accessible.
  • Le ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • La production de matériel d’évaluation, un accompagnement (libérations) pour cette dernière, la collecte de matériel, le partage et la diffusion.
  • Le ministère s’assure de la qualité des productions réalisées par la BIM en s’appuyant sur l’expertise des enseignantes et enseignants qui en valideraient les contenus et la qualité de la présentation puis les revalideraient, au besoin.
  • Retourner en haut de la page

 


FINANCEMENT
Quelques échos du terrain :
  • Perception, dans certains milieux, que les sommes consenties par le ministère relativement à l’implantation des nouveaux programmes ne sont pas toujours utilisées de façon appropriée ou ce à quoi elles étaient prévues initialement.
  • Importance des besoins initiaux des centres en ressources matérielles;

La FAE revendique que :

    • Le ministère, afin de soutenir l’implantation des nouveaux programmes, finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
      • Les libérations pour les formations et l’appropriation des programmes;
      • Les libérations pour donner aux enseignantes et enseignants un temps d’échange entre eux par rapport à la pédagogie;
      • La production de matériel pédagogique et d’évaluation, un accompagnement (libérations) pour cette dernière, la collecte du matériel, le partage et la diffusion;
      • Des mesures visant à :
        • Améliorer les services octroyés aux élèves à besoins particuliers;
        • Rehausser leur niveau de littératie;
        • Les outiller face aux situations complexes;
        • Pouvoir référer les élèves en difficulté ou en échec à des services accessibles d’orthopédagogues, de psychologues, de travailleurs sociaux, selon les besoins des élèves dans les centres.
      • Le renouvellement des manuels scolaires;
      • Les mesures touchant l’achat de ressources matérielles;
      • La rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent se former, s’approprier les programmes, participer aux rencontres avec leurs pairs, planifier, élaborer du matériel pédagogique et d’évaluation, etc.;
      • La restructuration de l’organisation scolaire au besoin;
      • L’octroi d’un ratio de financement approprié pour tous les groupes de la FBD qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Le MEES maintienne le financement d’un ratio de 15 élèves pour tous les groupes de FBC qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Le ministère instaure un mode de financement par « enveloppe ouverte » pour le secteur de l’EDA afin de répondre aux besoins de la population.
  • Retourner en haut de la page

 


PRÉCARITÉ

Quelques échos du terrain :

  • La situation de précarité des enseignantes et enseignants à l’EDA pose des défis dans l’implantation des nouveaux programmes.
  • Les travailleurs à taux horaire n’ont généralement pas de temps de nature personnelle pour s’approprier les nouveaux programmes, préparer leurs cours, chercher ou élaborer leur matériel pédagogique et à moins d’être requis, ils ne sont pas invités à participer aux journées pédagogiques, lieux privilégiés de formations et de réunions entre enseignants.

La FAE revendique que :

  • Le ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte, la rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent se former, s’approprier les programmes, participer aux rencontres avec leurs pairs, planifier, élaborer du matériel pédagogique et d’évaluation, etc.
  • Retourner en haut de la page

Pour en connaître plus
Les nouveaux programmes : une implantation précipitée à l’éducation des adultes – feuillet
Lire et écrire, c’est chaque jour s’accomplir – communiqué
Nouvelles express : réforme FGA – feuillet
La FAE, fière partenaire de la 9e édition de la Semaine québécoise des adultes en formation
La FAE, fière partenaire de la 8e édition de la Semaine québécoise des adultes en formation
Report de la réforme à l’éducation des adultes – communiqué

Pour en savoir plus, consultez le centre de documentation

Relations du travail
En savoir plus
Pédagogie
En savoir plus
Sociopolitique
En savoir plus
Projets
elipse
Mouvement héros
POSTE-APOSTE-v2
Poste à poste
Bulle-SPEP-FAE
Semaine pour l’école publique
Guide-des-mythes
Mythes de la profession enseignante