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25 mai 2017

Une majorité de profs veulent une commission parlementaire sur l’évaluation des apprentissages

Selon un sondage de la firme Léger réalisé en mai pour le compte de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) (voir Fiche technique), trois enseignantes et enseignants sur quatre (74 %) veulent une commission parlementaire sur la question de l’évaluation des apprentissages, contredisant ce qu’affirme le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. Cette consultation révèle aussi que plus d’un prof sur trois (37 %) a subi l’une ou plusieurs des situations suivantes : on a remis en question son jugement professionnel, on lui a demandé de modifier le résultat obtenu par un ou plusieurs de ses élèves, ou l’on a modifié un résultat sans son accord, que ce soit pour des travaux scolaires, des épreuves de commission scolaire ou du ministère de l’Éducation ou encore lors de l’inscription de notes au bulletin.

« Le dossier est peut-être clos pour le ministre, mais il ne l’est pas pour les enseignantes et enseignants. Les résultats de ce sondage confirment qu’il existe un profond malaise sur la question de l’évaluation des apprentissages au Québec. Le ministre Proulx ne peut plus refuser de voir la réalité en face. La problématique dépasse manifestement le simple traitement statistique d’épreuves ministérielles, qui transforme automatiquement un 58 % ou un 59 % en 60 %. C’est le jugement professionnel des enseignantes et enseignants qui est remis en question. La situation ne peut plus durer et le ministre Proulx doit poser des gestes concrets pour que cessent ces comportements inacceptables », déclare Sylvain Mallette, président de la FAE.

Pour en connaître plus
Trois profs sur quatre veulent une commission parlementaire – communiqué

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