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23 février 2022

Le travail essentiel des profs doit être reconnu

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) réclamera l’octroi d’une banque de dix journées de congés compensatoires monnayables pour les enseignantes et enseignants à l’occasion d’une rencontre qui se tiendra aujourd’hui, en fin de journée, avec les ministres Sonia Lebel, Jean Boulet et Jean-François Roberge. La FAE estime que ce geste permettrait ainsi au gouvernement du Québec de reconnaître que la contribution essentielle des enseignantes et enseignants a permis d’assurer des services éducatifs de qualité à tous les élèves du Québec.

« Au cours des deux dernières années, des travailleuses et travailleurs se sont vu offrir des primes de COVID-19, et ce, sous différentes formes. En juin 2021, le gouvernement annonçait même l’octroi d’une banque de congés compensatoires pour le personnel d’encadrement du milieu scolaire. Or, rien n’a été offert aux enseignantes et enseignants. Encore une fois, on a l’impression que le travail effectué par les profs n’est pas reconnu comme il se doit. Ce sentiment est décuplé par la pression mise sur eux, à qui on demande de faire, vu les circonstances exceptionnelles, l’impossible pour leurs élèves sans réelle reconnaissance ni compensation. Pourtant, personne ne peut nier que la gestion gouvernementale erratique des mesures sanitaires dans le réseau scolaire a exercé des pressions additionnelles et une surcharge de travail pour les enseignantes et enseignants », affirme Sylvain Mallette, président de la FAE.

Selon la FAE, l’octroi de cette banque permettrait de reconnaître la contribution des enseignantes et enseignants pour les nombreux efforts déployés afin de faire face aux inconvénients engendrés par les conditions particulièrement exigeantes, qui ont alourdi leur travail et aggravé, pour plusieurs, la situation au chapitre de leur santé mentale. Elle permettrait également de renflouer, indirectement, les banques de congés de maladie que les enseignantes et enseignants ont vidées dans le contexte de la pandémie. Cette demande tient également compte du contexte actuel qui est marqué par une pénurie de personnel. Ainsi, puisque des enseignantes et enseignants pourraient ne pas vouloir prendre ces congés pour ne pas alourdir la tâche de leurs collègues ou la leur, selon les circonstances, la FAE considère que cette banque de congés compensatoires devrait être entièrement monnayable.

« Malgré le contexte, les profs n’ont pas ménagé leurs efforts pour poursuivre leur travail et ont continué d’offrir le meilleur d’eux-mêmes. C’est notamment grâce aux profs que les écoles sont restées ouvertes, dans des circonstances plus difficiles que jamais. L’octroi d’une banque de congés compensatoires monnayables permettrait au gouvernement de joindre le geste à la parole puisqu’il reconnaîtrait ainsi, de manière concrète, les efforts déployés par les enseignantes et enseignants. Nous croyons que la réalité particulièrement difficile dans laquelle le gouvernement a volontairement placé les enseignantes et enseignants justifie amplement une telle reconnaissance », souligne M. Mallette.

 

Pour en connaître plus
Demande d’une banque de congés compensatoires monnayables pour les enseignantes et enseignants

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