Actualités
06 novembre 2013

Politique nationale de lutte contre le décrochage scolaire

Il faut d’abord reconnaître l’expertise des enseignantes et des enseignants. Malgré les discours rassurants tenus, depuis 1999, par les différents ministres de l’Éducation et les plans visant à réduire le taux de décrochage, la situation n’a pas connu de nette amélioration quant au taux de diplomation et de qualification au secondaire.

 

Selon les données du ministère, après cinq ans au secondaire, il n’y a que 57,3 % des élèves qui ont obtenu, en 2012, un diplôme ou une qualification. Bien que saluant l’annonce d’une politique nationale de lutte contre le décrochage scolaire, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) demeure sceptique quant à sa portée réelle.

 

« Le monde scolaire a connu de nombreux chambardements depuis plus d’une décennie, notamment avec l’imposition de la réforme scolaire. Cette réforme, qui a détourné les conclusions des États généraux sur l’éducation de 1995-1996, devait justement s’attaquer au taux de décrochage et inverser la tendance. N’est-il pas temps de reconnaître le lamentable échec de la réforme scolaire qui amène des milliers de jeunes, filles et garçons, à décrocher de l’école? Le Québec n’assiste pas qu’à un décrochage scolaire, mais aussi à un décrochage culturel puisque c’est à l’école que l’on confie la mission de transmettre un bagage culturel commun », a déclaré le président de la FAE, Sylvain Mallette.

Pour en connaître plus
D’abord reconnaître l’expertise des enseignantes et des enseignants – communiqué

Pour en savoir plus, consultez le centre de documentation