Élections 2018 : Comparatif des propositions en éducation

Dernière mise à jour : 19 septembre 2018

Qui propose de rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans ? De favoriser l’inscription des meilleurs étudiants dans les facultés d’éducation? De revoir le référentiel des compétences ?  Services aux élèves, condition enseignante, contenus des programmes, gouvernance scolaire autant d’enjeux qui touchent directement le quotidien de nos écoles.

Que nous proposent les quatre principaux partis en lice pour l’élection provinciale 2018 ? Comme il n’est pas toujours facile de s’y retrouver à travers tout le bruit d’une campagne électorale, la FAE vous propose un espace comparatif des différents engagements électoraux en éducation sur son site web.

Fonctionnement : Pour chaque parti, vous retrouverez les mêmes six catégories de propositions: services aux élèves, programmes et organisation scolaire, gouvernance et financement, condition enseignante et formation, autres et solidarité. Ce sixième et dernier thème regroupe les positions des partis en matière de luttes à la pauvreté et de justice sociale, sachant que les conditions socioéconomiques dans lesquelles évoluent les élèves ont une incidence majeure sur les conditions d’apprentissage et d’enseignement.

Notes liminaires : Cet outil a des visées informatives exclusivement. Il ne vise pas à favoriser ou défavoriser, à faire la promotion ou à combattre, à approuver ou désapprouver, un parti ou des mesures préconisées par celui-ci. Aucune analyse des engagements en fonctions de positions de la FAE n’est transmise par l’entremise de ce comparatif.

Notes méthodologiques : Ce comparatif dresse une synthèse des propositions telles que formulées et présentées par les quatre partis en lice dans l’actuelle campagne électorale (1er octobre 2018), qui avaient des députés élus à l’Assemblée nationale avant la dissolution de celle-ci. Il s’agit des engagements 2018 en date de la dernière mise à jour et en complément, des propositions en provenance des plus récents documents des partis parus publiquement depuis 2016 inclusivement. Pour en faciliter la lecture, les propositions ont été regroupées par thèmes. Comme il s’agit d’une synthèse, les lecteurs et lectrices sont invités à consulter les documents originaux à partir des références.

Pour débuter, choisissez un parti.

Services aux élèves

  • Embaucher des centaines de professionnels et adopter un plancher de services par tranche de 1000 élèves.
  • Limiter le nombre d’EHDAA en classes ordinaires et ouverture de nouvelles classes spécialisées.
  • Étendre la maternelle 4 ans gratuite, mais non obligatoire, pour tous les enfants.
  • Embaucher davantage de personnes conseillères en orientation.
  • Financer les fournitures scolaires jusqu’à concurrence de 100 $ par enfant.
  • Allouer cinq millions de dollars de plus par année pour mettre à niveau les bibliothèques scolaires. 

Programmes et organisation scolaire

  • Faire passer de 30 % à 50 % le nombre d’étudiants qui optent pour la formation professionnelle ou technique à la sortie du secondaire.
  • Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans.
  • Abolir les cours d’éthique et culture religieuse au primaire.
  • Instaurer, dans un maximum d’écoles où cela est applicable, au moins un groupe qui suit un programme enrichi ou d’éducation internationale.
  • Intégrer des cours d’éducation sexuelle enseignés par des personnes ayant les qualifications professionnelles requises pour le faire.
  • Rendre obligatoires au primaire les récréations d’au moins vingt minutes l’avant-midi et l’après-midi.
  • Assurer deux sorties culturelles par année pour chaque élève.

Gouvernance et financement

  • Abolir les commissions scolaires et créer des centres de service.
  • Éliminer des élections scolaires.
  • Appliquer uniformément le plus bas taux de taxation scolaire à l’échelle du Québec (baisse de 700 M$).
  • Confier davantage de pouvoirs aux conseils d’établissement.
  • Donner des pouvoirs décisionnels au comité de répartition des ressources.
  • Renforcer les pouvoirs du protecteur de l’élève et nommer un protecteur de l’élève national.
  • Renforcer les pouvoirs des directions d’école.
  • Encadrer et limiter le pouvoir de facturation des commissions scolaires, plafonner les coûts reliés au transport scolaire et aux services de garde en milieu scolaire et limiter la marge de manœuvre des commissions scolaires.
  • Infrastructures : Mettre en œuvre un plan global de rénovation à long terme de l’ensemble des bâtiments scolaires afin que ceux-ci correspondent aux normes architecturales les plus élevées de développement durable et qui favorisent un milieu de vie de qualité pour les élèves et le personnel.
  • Donner plus de flexibilité aux écoles qui voudront proposer des changements majeurs au calendrier scolaire, tout en respectant le nombre de jours obligatoires.

Condition enseignante et formation

  • Reconnaître par voie législative le statut d’expert de l’enseignant(e).
  • Créer des postes d’enseignant(e)s émérites.
  • Réintégrer le personnel conseiller pédagogique dans le corps professoral tout en maintenant leur fonction.
  • Affecter trois des vingt journées pédagogiques à la formation continue obligatoire.
  • Augmenter le salaire d’entrée à 50 000 $ en éliminant les quatre premiers échelons.
  • Assigner un mentor à chaque enseignant(e) de moins de cinq ans d’expérience dans le cadre d’un programme d’insertion professionnelle.
  • Rehausser les critères d’admission des nouveaux étudiants en enseignement.
  • Limiter à trois le nombre de reprises du TECFÉE.
  • Augmenter le nombre de professeurs(e) dans les facultés des sciences de l’éducation.
  • Entamer un dialogue avec l’ensemble du corps enseignant avec l’objectif d’instaurer un ordre professionnel des enseignants.
  • Revoir à la hausse les conditions salariales et les conditions d’accès à la permanence afin de rendre la profession enseignante plus attrayante et compétitive.

Autres

  • Créer un Institut national d’excellence en éducation.
  • Favoriser la participation des parents et des grands-parents dans l’encadrement et l’animation des activités parascolaires.
  • Encourager l’offre de service des activités extrascolaires en bonifiant le soutien financier des fédérations sportives et associations culturelles.

Solidarité

  • Offrir un meilleur soutien pour les personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi.
  • Réduire l’accès aux jeux de hasard dans les milieux défavorisés, tout en déployant une stratégie de sensibilisation et de prévention pour lutter contre le jeu compulsif.
  • Retirer des pensions alimentaires du calcul de l’aide sociale et de l’aide aux études.
  • Offrir un meilleur soutien de l’État aux parents d’enfants lourdement handicapés.
  • Un rôle plus large au Protecteur du citoyen du Québec, pour intervenir rapidement dans toute situation qui compromet les droits des aînés.
  • Offrir un meilleur soutien et une plus grande reconnaissance aux organismes communautaires.

Services aux élèves

  • Poursuivre le déploiement de la maternelle 4 ans temps plein en milieu défavorisé.
  • Abolir la contribution parentale liée aux services éducatifs à la petite enfance dès l’âge de 4 ans, que les enfants soient inscrits à la maternelle 4 ans, en service de garde régi ou en CPE.
  • Ajouter une deuxième personne aux classes préscolaires et en première année du primaire pour accompagner les enfants (ex.: deuxième enseignant(e), technicien(ne) en éducation spécialisée, orthopédagogue, orthophoniste, psychologue, etc.).
  • Réviser le modèle de financement des EHDAA.
  • Ajouter des ressources spécialisées de façon à augmenter l’offre de services intégrés.
  • Ajouter dans chaque école primaire du Québec une intervenante ou un intervenant spécialisé pour assurer la liaison entre l’élève, sa famille et d’autres intervenants.
  • Poursuivre les efforts en collaboration avec les établissements privés pour la mise en œuvre de moyens visant à contribuer davantage aux efforts pour l’intégration des EHDAA.
  • Poursuivre l’implantation de la Politique de la réussite éducative pour diversifier et adapter les services aux élèves dans le but de l’atteinte de leur plein potentiel.

Programmes et organisation scolaire

  • Implanter plus rapidement le cours d’anglais intensif  en 5eet 6eannée.
  •  Prolonger la période de fréquentation scolaire jusqu’à 18 ans ou jusqu’à l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification.
  • Favoriser l’implantation de la programmation informatique et du codage à des fins pédagogiques dans la majorité des écoles primaires et secondaires, publiques et privées, d’ici l’année scolaire 2020-2021.
  • Poursuivre l’implantation obligatoire des apprentissages en éducation à la sexualité  tout au long du parcours scolaire des élèves à raison de 5 à 15 heures par année.
  • Lancer un plan d’action en matière de formation professionnelle.
  • Soutenir des projets entrepreneuriaux à l’école.
  • Lancer un chantier de modernisation des encadrements pédagogiques et des modalités d’évaluation des apprentissages.
  • Mettre en œuvre les mesures de la Politique de l’activité physique du sport et du loisir, notamment pour faire bouger les élèves du primaire plus de 60 minutes par jour.
  • Conclure une nouvelle alliance Culture-Éducation élargie à la petite enfance et à l’éducation des adultes.

Gouvernance et financement

  • Des engagements représentant des investissements de 2,8 G$ sur 5 ans pour la réussite éducative.
  • Intégrer les services de garde éducatifs à l’enfance au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
  • Assurer l’accès à des infrastructures technologiques en permettant une utilisation optimale du numérique. Mettre en œuvre un plan d’action numérique.
  • Poursuivre la mise en œuvre du plan d’action sur les infrastructures scolaires au sein du Plan québécois des infrastructures 2018-2028 et le bonifier de 400 millions annuellement pendant dix ans.

Condition enseignante et formation

  • Améliorer les conditions de travail des enseignantes et des enseignants en début de carrière en éliminant les 6 premiers échelons salariaux.
  • Créer un examen national de maîtrise du français qui remplacera l’actuel examen du TECFÉE.
  • Mettre sur pied un chantier de valorisation de la profession enseignante et de l’autonomie professionnelle.
  • Publier un nouveau référentiel des compétences.
  • Consulter l’OPQ en vue de créer un ordre professionnel des orthopédagogues.
  • Travailler auprès des universités pour resserrer les critères d’admission au programme de Baccalauréat en enseignement.
  • Permettre aux personnes ayant des qualifications disciplinaires de suivre un certificat de deuxième cycle qui leur permettrait d’obtenir l’autorisation d’enseigner.

Autres

  • Créer un Institut national d’excellence en éducation.
  • Lancer une stratégie en matière d’alphabétisation et en renforcement des langues.
  • Valoriser l’engagement des parents afin de les aider à développer leurs compétences parentales.
  • Soutenir les organismes d’actions communautaires sur le terrain de l’éducation en favorisant leur complémentarité avec le réseau scolaire et celui de la petite enfance.
  • Lancer un chantier avec les milieux d’affaires pour développer leur implication.

Solidarité

Engagements 2018 à venir

Services aux élèves

  • Augmenter le personnel professionnel et de soutien et instaurer un seuil garanti de services professionnels directs aux élèves qui fréquentent l’école publique et les centres de formation aux adultes (plancher par tranche de 100o élèves).
  • Déployer sur quatre ans un programme destiné à offrir à tous les élèves du primaire des repas chauds à prix modulés selon les revenus des familles (39 millions de dollars).
  • Réinvestir de façon importante et ciblée dans toutes les écoles, entre autres dans les milieux plus à risque, en réduisant le ratio maître-élèves, notamment pour assurer le dépistage précoce.
  • Rétablir les classes adaptées aux besoins des élèves en difficulté.
  • Fournir une allocation pour l’achat du matériel de base et encadrer les frais de la surveillance dans les écoles.
  • Obliger les écoles privées et les écoles publiques dotées de projets particuliers à accepter les élèves HDAA.
  • Établir des corridors de services ; faire converger les programmes offerts en santé et services sociaux, en lutte contre la pauvreté, en culture, en sport et loisir, en immigration et francisation et en développement de la main-d’oeuvre.
  • Valoriser la formation générale des adultes en favorisant le développement de centres 16 ans et plus en appliquant les mêmes mesures de soutien qu’au secteur des jeunes.

Programmes et organisation scolaire

  • Lancer des projets pilotes afin d’offrir au primaire des activités de découverte, de familiarisation et d’attachement à leur histoire locale et régionale.
  • Remplacer le cours d’ÉCR par un cours intitulé Éthique et citoyenneté québécoise.
  • Cultiver au secondaire et au collégial un intérêt pour la science et les carrières scientifiques.
  • Instaurer une politique nationale du sport et de l’activité physique pour augmenter le nombre d’heures à tous les niveaux.
  • Assurer l’évaluation et la révision du PFEQ en revalorisant l’acquisition des connaissances tout en maintenant l’approche par compétence.
  • Augmenter les budgets alloués aux arts et aux activités physiques.
  • Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans ou jusqu’à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires ou professionnelles.
  • Assurer l’implantation du cours révisé d’histoire du Québec au primaire et au secondaire, comprenant, l’histoire de la place des femmes au Québec.
  • Faire la promotion de la Formation professionnelle.
  • Implanter un corpus d’œuvres littéraires québécoises classiques au secondaire, offrir un livre québécois à tous les élèves du primaire tous les ans (5 millions) et créer un passeport culturel pour les élèves de secondaire 3, 4 et 5.
  • Implanter un programme d’éducation sexuelle dans le cursus scolaire, encadré par des sexologues ou d’autres professionnels spécialisés.

Gouvernance et financement

  • Adopter un projet de loi établissant un bouclier de protection budgétaire pour les services à l’éducation à l’enfance et à la protection de la jeunesse.
  • Accorder davantage de ressources et d’autonomie à la direction en permettant, notamment la formation plus libre d’équipes-écoles.
  • Réaffirmer la fonction démocratique des commissions scolaires en tant que lieux de gouvernance de proximité.
  • Tenir les élections scolaires en même temps que les élections municipales.
  • Maintenir le rôle du Conseil supérieur de l’éducation tout en renforçant sa capacité d’animation publique.
  • Alléger et rendre plus significative la reddition de comptes des commissions scolaires.
  • Diminuer de façon significative et graduelle le financement public des écoles privées, dans un premier mandat, dans une optique de valorisation de l’école publique, et investir les sommes récupérées dans le système public d’éducation.
  • Accélérer les investissements en infrastructures pour rénover et entretenir les écoles publiques : lancer un chantier de 2,3 milliards pour rénover les écoles vétustes et améliorer la qualité des services aux élèves.
  • Infrastructure : Tenir des concours d’architecture lors de la construction de nouvelles écoles et de rénovations majeures, notamment dans les quartiers défavorisés, afin de planifier des bâtiments scolaires plus attrayants, innovants et inspirants de manière à favoriser la réussite.

Condition enseignante et formation

  • Formation des maîtres : Évaluer la pertinence d’ajouter une maîtrise qualifiante de deux ans afin de permettre deux voies d’accès à la profession.
  • Favoriser, dans les facultés d’éducation, l’inscription des meilleures étudiantes et meilleurs étudiants.
  • Valoriser le travail des enseignantes et enseignants afin de tenir compte de la lourdeur de la tâche, tout en travaillant à l’amélioration de leurs conditions de travail.
  • Travailler avec les enseignantes et enseignants, à définir une politique de développement professionnel du personnel enseignant, incluant une obligation pour chaque enseignant(e) de se doter d’un plan de développement professionnel.

Autres

  • Faire de la lutte contre l’analphabétisme et l’illettrisme une priorité engageant les réseaux d’éducation, le réseau du communautaire, les entreprises, les travailleurs, les médias et les enseignants et professionnels à la retraite.
  • Garantir l’accessibilité et l’égalité des chances pour tous dans l’ensemble des programmes offerts dans les écoles publiques du Québec.
  • Identifier les pratiques les plus prometteuses en assurant un financement adéquat de la recherche-action en éducation et en renforçant la capacité des comissions scolaires et du ministère de l’Éducation à en tirer profit, notamment en neuroscience.

Solidarité

  • Hausser le salaire minimum à 15 $ de l’heure d’ici octobre 2022, tout en établissant un mécanisme d’évaluation continue.
  • Rehausser le financement de la mission des organismes d’action communautaire autonome de l’ensemble des secteurs de 200 M$ récurrents et cumulatifs durant le mandat.
  • Améliorer les conditions de travail dans le milieu communautaire : création d’un programme d’assurance collective, contribution au financement d’une campagne de formation et de promotion en région pour le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes.
  • Mettre en place un programme d’acquisition et de rénovation d’immeubles à vocation collective, soutien de 11 M$.
  • Construire un minimum de 3000 nouvelles unités de logement social par année.
  • Mieux soutenir les familles en favorisant l’inclusion des grands logements dans les projets de logement social.
  • Permettre aux personnes aînées qui le souhaitent de rester plus longtemps dans leur logement ou dans leur maison en rétablissant l’aide à l’amélioration de l’habitat à son niveau de 2013-2014.

Services aux élèves

  • Réduire le nombre d’élèves par classe, notamment au secondaire.
  • Augmenter les services aux élèves par l’embauche de personnel supplémentaire et fixer un seuil minimum de personnel et un ratio professionnel/élèves dans les réseaux scolaire et collégial (embauche de 4400 enseignants et professionnels).
  • Aider la famille, l’école et le milieu communautaire à réaliser ensemble des projets  pour la persévérance scolaire et contre l’intimidation et la violence.
  • Augmenter les services de francisation et d’insertion culturelle.
  • Soutenir le retour aux études et la formation continue par une aide financière et professionnelle adaptées.
  • Assurer quatre sorties culturelles par année à chaque élève du primaire et du secondaire.

Programmes et organisation scolaire

  • Lutter contre les inégalités et le décrochage en reconnaissant l’apport des classes régulières et d’adaptation scolaire et sociale au système éducatif.
  • Rendre l’école publique plus attrayante en encourageant des projets pédagogiques élaborés démocratiquement, offerts à tous les élèves et en favorisant la cohabitation des projets pédagogiques dans un même établissement.
  • Établir, du préscolaire au collégial, un contenu éducatif sur les rapports égalitaires, sans discrimination, incluant un programme d’éducation à la sexualité.
  • Actualiser le programme d’histoire du Québec pour intégrer celle des autochtones et des nombreux groupes ethnoculturels de notre société.
  • Soutenir et valoriser l’enseignement du français.
  • Miser sur une formation générale commune, évitant l’orientation forcée et mettant l’accent sur la culture générale, la maîtrise des connaissances et des compétences sociales et professionnelles.

Gouvernance et financement

  • Adopter un plan sur quatre ans pour transférer graduellement au réseau public les subventions données aux écoles privées et permettre à ces écoles de s’intégrer au réseau public avec leur personnel.
  • Éliminer tous les frais scolaires facturés dans les établissements publics, du préscolaire jusqu’à l’université, pour atteindre la pleine gratuité en 5 ans.
  • Réinvestir massivement dans le réseau pour permettre à l’école publique de remplir sa mission (2 milliards en quatre ans).
  • Adopter un plan national de rénovation et d’entretien des établissements scolaires en accordant la priorité à la santé et à la sécurité du personnel et des élèves.
  • Revoir le mécanisme d’octroi des contrats pour la construction de nouvelles écoles pour favoriser une architecture innovatrice, accueillante et stimulante.
  • Favoriser la gestion participative dans les écoles et les commissions scolaires en reconnaissant l’expertise de tous les personnels.
  • Assurer à tous les enfants du Québec, y compris les enfants sans papier, l’accès à l’éducation primaire et secondaire gratuite.
  • Bonifier les ressources des écoles en milieux défavorisés et les programmes de soutien alimentaire.
  • Privilégier l’école de village ou de quartier au lieu d’agrandir des sites éloignés lorsqu’un secteur est surpeuplé.

Condition enseignante et formation

  • Valoriser la profession enseignante en respectant l‘autonomie professionnelle du personnel enseignant en matière d’évaluation, de méthodes pédagogiques et de formation continue.
  • Alléger la tâche enseignante pour reconnaître toutes les heures travaillées.
  • Augmenter le salaire du personnel enseignant.
  • Réduire la précarité du personnel enseignant.
  • Impliquer les enseignantes et enseignants dans tout processus de modification des régimes pédagogiques, le contenu des programmes sera élaboré par des comités nationaux composés en majorité d’enseignant(e)s.
  • Réviser la formation des maîtres en mettant en place des consultations du personnel enseignant.
  • Améliorer le soutien au personnel (accompagnement, perfectionnement et soutien psychosocial) et établir une stratégie nationale pour limiter le décrochage des jeunes enseignantes et enseignants.
  • Améliorer le système d’aide financière aux études (AFE) et la rémunération des stages.

Autres

  • Développer des activités parascolaires gratuites dans toutes les écoles primaires et secondaires publiques.
  • Adopter une stratégie nationale pour contrer l’analphabétisme.
  • Soutenir l’éducation populaire autonome et développer des activités d’éducation en milieu scolaire s’adressant aussi aux adultes et familles.

Solidarité

  • Assurer un revenu minimum garanti et inconditionnel complémentaire à un revenu de travail ou à un autre soutien du revenu lorsque celui-ci est inférieur au seuil établi.
  • Bonifier le Régime des rentes du Québec pour le transformer en régime universel public financé par les travailleuses et travailleurs, les employeurs et l’État.
  • Adopter une politique du plein emploi.
  • Soutenir la reconnaissance du travail non rémunéré.
  • Fixer le salaire minimum à 15$/h et l’indexer annuellement au coût de la vie.
  • Investir dans des logements sociaux de qualité, protéger le parc locatif et adopter une politique de lutte à spéculation foncière.
  • Faciliter l’accès à la propriété individuelle et collective en milieu rural et semi-rural où le parc locatif est peu développé.