PÉDAGOGIE ET APPRENTISSAGE

Enseignantes et enseignants à l’EDA, soyez avertis!

Voici quelques informations importantes afin de vous prémunir contre les aléas de cette implantation précipitée :

  • Vous n’avez pas à subir de pression indue quant à l’implantation d’un nouveau programme, surtout lorsque le ministère décide que la plupart des outils seront conçus au niveau local.
  • L’autoapprentissage, dont celui effectué à l’aide de capsules en ligne, constitue une forme d’appropriation et doit se faire dans les heures régulières de travail.
  • La participation aux communautés d’apprentissage professionnelles (CAP) reste une action volontaire. Si vous vous y engagez, assurez-vous d’être libéré pour les rencontres et de faire reconnaître l’ensemble des heures de recherche et de travail engendrées.
  • Évitez d’intégrer des pratiques dites gagnantes dans vos normes et modalités (CAP, correction collective, etc.) afin de respecter l’autonomie professionnelle de toutes et tous.
  • Une formation sur l’élaboration de matériel pédagogique ne constitue pas une formation sur le programme d’étude. À cela il faut ajouter une période de formation sur les programmes en plus d’une période adéquate d’appropriation et d’intégration des contenus.
  • Bien qu’il soit de votre responsabilité « de prendre des mesures appropriées […] [vous permettant] d’atteindre et de conserver un haut degré de compétence professionnelle » (LIP, article 22.6) et, par conséquent, d’être à jour sur la question des nouveaux programmes, la qualité de la formation, sa disponibilité et les conditions dans lesquelles elle est appliquée ne vous incombent pas.
  • On ne peut pas vous imposer l’élaboration de matériel pédagogique et d’évaluation, cela reste un acte libre et volontaire.
  • Assurez-vous que le temps investi dans la formation, l’appropriation ainsi que l’élaboration, l’adaptation de matériel pédagogique et d’évaluation, s’il y a lieu, soit reconnu et compensé. Cela vaut aussi pour les personnes travaillant à taux horaire.
  • Certaines directions ou commissions scolaires pourraient vouloir vous imposer une démarche diagnostique.
  • Assurez-vous que ce processus soit fait par l’entremise d’une consultation déterminée au niveau local.

Vous avez des questions? Contactez la personne déléguée de votre centre ou votre syndicat local.

 

Le ministère de l’Éducation semble animé par un sentiment d’urgence injustifié quant à l’implantation obligatoire de l’ensemble des nouveaux programmes de formation de base diversifiée (FBD) et d’insertion socioprofessionnelle (ISP) prévue pour le 1er juillet 2017. D’autant plus que les conditions pour que cette implantation se déroule harmonieusement dans les milieux ne semblent pas être au rendez-vous.

Lors de la réunion du Conseil fédératif, en février 2017, une nouvelle orientation a été adoptée pour le dossier de l’implantation des nouveaux programmes à l’éducation des adultes (EDA), soit d’exiger du ministère de l’Éducation le report de l’implantation obligatoire de la FBD et de l’ISP prévue en 2017-2018. Afin de soutenir cette demande, la FAE réalisera plusieurs actions, dont une enquête auprès des profs à l’EDA. Rappelons aussi que la FAE a réclamé un moratoire pour l’implantation obligatoire des nouveaux programmes à l’EDA, le temps que le ministre apporte les correctifs et les diverses conditions nécessaires pour que le personnel enseignant puisse enseigner adéquatement les programmes. À lire : orientations adoptées en réunion du Conseil fédératif du mois de mai 2016.

Sachez que la FAE travaille pour vous dans ce dossier. Afin que toutes les enseignantes et tous les enseignants à l’EDA soient au même diapason, nous avons rassemblé ici l’ensemble de nos revendications, une synthèse de nos travaux antérieurs et à venir ainsi que quelques-unes des informations les plus probantes émanant du ministère.

Problématiques et revendications FAE

L’ensemble des revendications ont été élaborées et adoptées spécifiquement dans le cadre des nouveaux programmes et de leur implantation. La FAE défend un nombre important de revendications qui touchent le secteur de l’EDA. L’information à cet effet a été regroupée sous les thèmes suivants : programme d’études et revendications de l’éducation des adultes, formations et appropriation, matériel pédagogique, évaluations, financement et précarité.
Tous les détails : problématiques et revendications FAE

Où en sommes-nous?

Cette section regroupe de l’information sur le comité national de suivi des conditions d’implantation et le comité national portant sur les correctifs à apporter aux nouveaux programmes. Elle inclut également de l’information sur les demandes de moratoire ainsi que sur les travaux antérieurs.
Tous les détails : où en sommes-nous?

Au ministère de l’Éducation

Sachant que les informations émanant du ministère ne se rendent pas toujours dans vos milieux, la FAE a rassemblé celles qui nous paraissent les plus probantes. Ces dernières proviennent de divers documents officiels et sites mais surtout, des discussions ayant eu cours avec les représentants du ministère. À ce jour, nous sommes toujours en attente de réponses à des questions envoyées le 19 janvier 2017.
Tous les détails : au ministère de l’Éducation

Cette page regroupe des échos du terrain et l’ensemble des revendications de la FAE qui ont été élaborées et adoptées spécifiquement dans le cadre des nouveaux programmes et de leur implantation. La FAE défend un nombre important de revendications supplémentaires qui touchent le secteur de l’EDA, notamment : l’autonomie professionnelle, la création de règles de formation des groupes d’élèves, la tâche, la stabilité d’emploi, l’ajout de services complémentaires, le financement, le nombre de reprises des évaluations, etc. Enfin, l’information aborde les thèmes suivants (cliquez sur le thème pour y accéder directement) :


PROGRAMMES D’ÉTUDES ET RÉALITÉS DE L’ÉDUCATION DES ADULTES
Quelques échos du terrain :
  • Certains savoirs essentiels incontournables sont absents des programmes.
  • Manque de précision de certains contenus et de certaines exigences des programmes, ce qui occasionne de multiples interprétations (évaluations, matériel pédagogique, enseignement, etc.).
  • Des contenus et exigences des programmes jugés ne pas être intégrés au bon niveau.
  • Les attentes de fin de cours ne correspondent pas toujours aux contenus des programmes.
  • Le nombre d’heures prévu pour enseigner certains sigles est insuffisant.
  • L’objectif de la FBC de rendre les adultes compétents dans le traitement de situations réelles de la vie n’est pas assez large.
  • Des contenus des programmes et des pratiques pédagogiques difficilement applicables avec les caractéristiques des élèves (présence importante de jeunes dans certains secteurs de l’EDA et d’élèves éprouvant des difficultés de tout acabit, taux élevé d’absentéisme, manque d’autonomie, etc.).
  • Peu de services pour les élèves.
  • Des pratiques pédagogiques difficilement applicables avec l’organisation scolaire en place (nombre de sigles, de matières et de niveaux enseignés à l’intérieur d’un même groupe, absence de ratio, fréquence des entrées des élèves, etc.).
  • Des attentes ministérielles floues par rapport aux approches pédagogiques.
  • Pression ressentie chez plusieurs pour utiliser certaines pratiques pédagogiques plutôt que d’autres.
  • Selon les milieux, peu de mesures pour faciliter l’implantation (groupes fermés, mise en place d’entrées fixes ou espacement des entrées variables, mise en place de groupes plus homogènes ou de petits groupes d’élèves, nouvelle organisation du travail, etc.).

La FAE revendique que :

  • Le MEES exerce son leadership en matière de programmes et fasse en sorte que ces derniers soient applicables et cohérents sur le terrain.
  • Le MEES reconnaisse le caractère particulier de l’EDA et s’assure que les programmes permettent la réalisation de sa mission.
  • Des correctifs aux nouveaux programmes et des solutions réalistes soient promptement apportés, prioritairement à la FBC, afin de répondre aux besoins du personnel enseignant et des élèves:
    • Qu’à cette fin, le MEES mette en place un comité de coordination des travaux et d’évaluation de ceux-ci;
    • Que ce comité s’appuie sur l’expertise des enseignantes et enseignants en exercice, mandatés par les fédérations syndicales, et soit assisté de fonctionnaires, de professionnelles et professionnels, de chercheuses et chercheurs ainsi que de gestionnaires. Ce groupe doit être composé majoritairement d’enseignantes et d’enseignants;
    • Que des représentantes et représentants syndicaux du personnel enseignant valident ces correctifs avant qu’ils ne soient mis en œuvre sur le terrain.
  • Les contenus des programmes soient révisés et adaptés, lorsque nécessaire, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, que :
    • Tous les savoirs essentiels nécessaires y soient inclus;
    • Les contenus et les attentes par rapport à ceux-ci soient mieux précisés;
    • La progression des apprentissages soit cohérente et logique entre les sigles et dans l’ensemble du parcours scolaire;
    • Les attentes de fin de cours correspondent aux contenus des programmes;
    • Les attentes concernant les courants théoriques et les pratiques pédagogiques y soient éclaircies afin d’enlever tout doute concernant la possibilité de recourir, si désiré, à une diversité d’approches pédagogiques et doivent s’arrimer aux réalités de l’organisation scolaire et des caractéristiques des élèves de l’éducation des adultes;
    • La présence des connaissances et des compétences soit rééquilibrée selon les niveaux, en insistant sur l’acquisition et la consolidation des apprentissages de base au début du parcours;
    • Il soit affirmé que les apprentissages ne se limitent pas aux situations de vie;
    • Le socle commun offert par la FBC prépare adéquatement les élèves à la poursuite du 2e cycle du secondaire et ce, peu importe le parcours qu’ils auront choisi et le centre d’éducation des adultes qu’ils auraient fréquenté;
    • Le temps attribué pour l’enseignement du sigle soit suffisant et tienne compte des particularités des élèves fréquentant l’éducation des adultes.
  • La formation initiale soit révisée afin qu’elle tienne compte, notamment, des nouveaux programmes spécifiques à l’éducation des adultes.
  • Le MEES élabore, dans le respect de l’autonomie professionnelle du personnel enseignant, un outil proposant différents modèles optimisant l’organisation scolaire afin qu’elle permette, si désiré, la possibilité de diversifier les approches pédagogiques, qu’elle favorise l’application des nouveaux programmes corrigés ainsi que la réussite des élèves.
  • Le ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • Des mesures visant à :
        • améliorer les services octroyés aux élèves à besoins particuliers;
        • rehausser leur niveau de littératie;
        • les outiller face aux situations complexes;
        • pouvoir référer les élèves en difficulté ou en échec à des services accessibles d’orthopédagogues, de psychologues, de travailleurs sociaux, selon les besoins des élèves dans les centres.

    • La restructuration de l’organisation scolaire au besoin;
    • L’octroi d’un ratio de financement approprié pour tous les groupes de la FBD qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Le MEES maintienne le financement d’un ratio de 15 élèves pour tous les groupes de FBC qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
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FORMATIONS ET APPROPRIATION
Quelques échos du terrain :
  • Des formations non uniformes (contenus, formes, qualité).
  • Un nombre élevé de formations non adaptées aux besoins des profs et à leurs réalités.
  • Des profs qui n’ont pas encore reçu l’ensemble des formations appropriées.
  • Importance de la place de l’autoapprentissage notamment par l’intermédiaire de plateformes virtuelles.
  • Non reconnaissance du temps pris pour de la formation quelle qu’elle soit et pour l’appropriation des nouveaux programmes (TNP, tâche complémentaire, cas des taux horaires, etc.).

La FAE revendique notamment que le ministère :

  • Élabore et rende accessibles des formations correspondant aux besoins et réalités des enseignantes et enseignants. Que ces formations soient élaborées en concertation avec eux.
  • Réitère que le perfectionnement doit se faire sur une base libre et volontaire.
  • Finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • les libérations pour les formations et l’appropriation des programmes;
    • les libérations pour donner aux enseignantes et enseignants un temps d’échange entre eux par rapport à la pédagogie;
    • la rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent notamment se former, s’approprier les programmes et participer aux rencontres avec leurs pairs.
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MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE
Quelques échos du terrain :
  • Manque de matériel pédagogique adéquat (maisons d’édition et matériel fait maison).
  • Multiplication des plateformes virtuelles pour le dépôt de matériel pédagogique (Alexandrie, Moodle locaux et régionaux, etc.).
  • Trop de temps passé à chercher du matériel, à le choisir, à en adapter ou à en créer.
  • Pression indue pour en élaborer.
  • Difficultés vécues quant à l’élaboration des SA\SAE.

La FAE revendique que :

  • Les enseignantes et enseignants aient accès, avant l’implantation des programmes, à un répertoire de matériel pédagogique de qualité, riche et varié.
  • L’article 462 de la Loi sur l’instruction publique (LIP) soit révisé afin qu’il existe un mécanisme permettant d’assurer la conformité entre le matériel pédagogique fourni par les maisons d’édition et les contenus ainsi que les exigences des programmes d’études.
  • Le ministère complète si nécessaire, valide et diffuse largement les outils locaux existants aidant à l’élaboration du matériel pédagogique et des évaluations, en s’assurant qu’ils respectent les programmes d’études, leur esprit ainsi que les réalités de l’éducation des adultes.
  • Le ministère ait une vue centralisée de la production du matériel pédagogique restant à être développé par le réseau, qu’il s’assure que le système en place fonctionne bien et que l’information soit diffusée et accessible.
  • Le Ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • le renouvellement des manuels scolaires;
    • la production de matériel pédagogique, un accompagnement (libérations) pour cette dernière, la collecte du matériel, le partage et la diffusion;
    • la rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent notamment élaborer du matériel pédagogique si désiré.
  • Le ministère réitère que le développement de matériel pédagogique ainsi que le perfectionnement doivent se faire sur une base libre et volontaire.
  • Lors de la production de matériel pédagogique, l’ensemble du réseau (ministère, commissions scolaires, maisons d’édition, etc.) ait le souci de, notamment :
    • Découper les contenus pour faciliter les apprentissages;
    • Tenir compte de la réalité des élèves qui fréquentent les centres;
    • Intégrer plus de visuels (illustrations, schémas, etc.);
    • Prendre en compte les ressources disponibles dans l’intégration des technologies de l’information et des communications (TICs).
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ÉVALUATIONS
Quelques échos du terrain :
  • Difficultés vécues lors de l’évaluation.
  • Certains critères d’évaluation ne sont pas assez clairs ni précis.
  • Difficultés à évaluer des compétences ou certaines d’entre elles;
  • Les Définition du domaine d’évaluation pour la sanction et la reconnaissance (DDÉ) ne correspondent pas toujours aux attentes de fin de cours contenues aux programmes.
  • Manque de cohésion entre les attentes de fin de cours de certains sigles et les questions contenues à certaines épreuves de la Banque d’instruments de mesure (BIM).
  • Les épreuves de sanction ne permettent pas toujours de s’assurer que les savoirs essentiels contenus aux programmes ont été acquis.
  • La place attribuée à l’évaluation explicite des savoirs essentiels dans les DDÉ est insuffisante.
  • Insuffisance du nombre de versions des épreuves de sanction disponible.
  • Des grilles d’évaluation complexes, lourdes, imprécises et subjectives.
  • Lacunes de plusieurs épreuves conçues par la BIM.
  • Charge supplémentaire de travail pour les enseignantes et enseignants qui adaptent ou élaborent d’autres épreuves.
  • Manque de temps accordé pour la correction des épreuves à l’intérieur des heures prévues pour le travail.
  • Temps accordé à l’administration de certaines épreuves.

La FAE revendique que :

    • Les contenus des programmes soient révisés et adaptés, lorsque nécessaire, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, notamment que :
      • Les attentes de fin de cours correspondent aux contenus des programmes;
      • Les critères d’évaluation soient clairs et précis;
      • La présence des connaissances et des compétences soit rééquilibrée selon les niveaux, en insistant sur l’acquisition et la consolidation des apprentissages de base au début du parcours.
    • Les DDÉ soient révisées, au besoin, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, que :
      • elles correspondent aux attentes de fin de cours;
      • une place prépondérante soit attribuée à l’évaluation explicite des connaissances dans l’évaluation de sanction.
    • Les évaluations et les outils qui les accompagnent soient révisés, lorsque nécessaire, afin de s’assurer, pour chacun des sigles, que :
      • Ils soient adaptés aux caractéristiques et au niveau de littératie des élèves fréquentant l’éducation des adultes, sans modifier les exigences du diplôme;
      • Les grilles d’évaluation soient simplifiées, clarifiées et précisées afin qu’elles soient plus faciles à utiliser et qu’elles ne prêtent pas à interprétation;
      • Les évaluations correspondent aux DDÉ.
    • S’il y a lieu d’effectuer le classement d’un élève, les tests soient standardisés, ajustés aux programmes enseignés et administrés selon une procédure ne créant pas un alourdissement de la tâche des enseignantes et enseignants.
    • La Politique d’évaluation des apprentissages soit révisée afin de s’assurer qu’elle tienne compte des demandes de révision effectuée aux programmes, aux DDÉ et aux évaluations.
    • Un nombre de versions d’évaluation suffisant soit élaboré avant l’implantation.
    • Le ministère ait une vue centralisée de la production du matériel d’évaluation restant à être développé par le réseau, qu’il s’assure que le système en place fonctionne bien et que l’information soit diffusée et accessible.
  • Le ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
    • La production de matériel d’évaluation, un accompagnement (libérations) pour cette dernière, la collecte de matériel, le partage et la diffusion.
  • Le ministère s’assure de la qualité des productions réalisées par la BIM en s’appuyant sur l’expertise des enseignantes et enseignants qui en valideraient les contenus et la qualité de la présentation puis les revalideraient, au besoin.
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FINANCEMENT
Quelques échos du terrain :
  • Perception, dans certains milieux, que les sommes consenties par le ministère relativement à l’implantation des nouveaux programmes ne sont pas toujours utilisées de façon appropriée ou ce à quoi elles étaient prévues initialement.
  • Importance des besoins initiaux des centres en ressources matérielles;

La FAE revendique que :

    • Le ministère, afin de soutenir l’implantation des nouveaux programmes, finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte :
      • Les libérations pour les formations et l’appropriation des programmes;
      • Les libérations pour donner aux enseignantes et enseignants un temps d’échange entre eux par rapport à la pédagogie;
      • La production de matériel pédagogique et d’évaluation, un accompagnement (libérations) pour cette dernière, la collecte du matériel, le partage et la diffusion;
      • Des mesures visant à :
        • Améliorer les services octroyés aux élèves à besoins particuliers;
        • Rehausser leur niveau de littératie;
        • Les outiller face aux situations complexes;
        • Pouvoir référer les élèves en difficulté ou en échec à des services accessibles d’orthopédagogues, de psychologues, de travailleurs sociaux, selon les besoins des élèves dans les centres.
      • Le renouvellement des manuels scolaires;
      • Les mesures touchant l’achat de ressources matérielles;
      • La rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent se former, s’approprier les programmes, participer aux rencontres avec leurs pairs, planifier, élaborer du matériel pédagogique et d’évaluation, etc.;
      • La restructuration de l’organisation scolaire au besoin;
      • L’octroi d’un ratio de financement approprié pour tous les groupes de la FBD qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Le MEES maintienne le financement d’un ratio de 15 élèves pour tous les groupes de FBC qui se traduirait par une diminution réelle du ratio d’élèves dans les classes de la FGA en visant l’atteinte d’une plus grande stabilité dans la composition des groupes d’élèves et une moyenne de présence-élèves.
  • Le ministère instaure un mode de financement par « enveloppe ouverte » pour le secteur de l’EDA afin de répondre aux besoins de la population.
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PRÉCARITÉ

Quelques échos du terrain :

  • La situation de précarité des enseignantes et enseignants à l’EDA pose des défis dans l’implantation des nouveaux programmes.
  • Les travailleurs à taux horaire n’ont généralement pas de temps de nature personnelle pour s’approprier les nouveaux programmes, préparer leurs cours, chercher ou élaborer leur matériel pédagogique et à moins d’être requis, ils ne sont pas invités à participer aux journées pédagogiques, lieux privilégiés de formations et de réunions entre enseignants.

La FAE revendique que :

  • Le ministère finance adéquatement, par l’intermédiaire de mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet de reddition de compte, la rétribution des enseignantes et enseignants qui travaillent à taux horaire afin qu’ils puissent se former, s’approprier les programmes, participer aux rencontres avec leurs pairs, planifier, élaborer du matériel pédagogique et d’évaluation, etc.
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Cette page regroupe de l’information sur le comité national de suivi des conditions d’implantation et le comité national portant sur les correctifs à apporter aux nouveaux programmes. Elle inclut également de l’information sur les demandes de moratoire ainsi que sur les travaux antérieurs, dont ceux en francisation.


COMITÉ NATIONAL PORTANT SUR DES CORRECTIFS À APPORTER AUX NOUVEAUX PROGRAMMES

La FAE a réclamé au ministère la mise en place d’un comité visant à coordonner et à évaluer des travaux portant sur des correctifs à apporter aux nouveaux programmes, prioritairement à la FBC, afin que ces derniers correspondent aux besoins du personnel enseignant et des élèves. La Fédération a notamment demandé que ce comité s’appuie majoritairement sur l’expertise des profs en exercice mandatés par les fédérations syndicales et que ces derniers soient assistés de fonctionnaires, de professionnelles et professionnels, de chercheuses et chercheurs ainsi que de gestionnaires.

À ce jour, le ministère n’a pas répondu favorablement à cette demande.
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COMITÉ NATIONAL DE SUIVI DES CONDITIONS D’IMPLANTATION

En mai 2016, il a été question, dans nos discussions avec les représentants du ministère, qu’un comité national soit mis en place dès l’automne afin d’effectuer un suivi sur l’implantation des nouveaux programmes. Nous avions alors parlé de 3-4 rencontres par année, pour une période minimale de deux ans.
Ce n’est qu’à la fin du mois de novembre dernier que la FAE recevait une confirmation officielle du ministère nous réitérant qu’il était favorable à la création de ce genre de comité. Malgré plusieurs relances, l’invitation à fournir les noms des deux représentants de la FAE nous est parvenue le 26 juin 2017. Dans sa lettre, le ministère dit souhaiter « assurer un suivi au regard de l’implantation du nouveau curriculum sur les adultes, du personnel scolaire et de l’organisation des centres de formation générale des adultes et, le cas échéant, proposer des mesures relativement aux enjeux soulevés. » Pour l’instant, nous ne disposons d’aucune autre information concernant la composition des membres du comité et ses modalités de rencontre.

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DEMANDES DE MORATOIRE

Suite à l’annonce du ministère de l’Éducation de l’éminence de l’implantation des nouveaux programmes, la FAE a réclamé, en mai 2016, un moratoire pour l’implantation obligatoire des nouveaux programmes à l’éducation des adultes, le temps que le ministre apporte les correctifs et les diverses conditions nécessaires pour que le personnel enseignant puisse enseigner adéquatement les programmes.
Cependant, dès sa réception, notre demande a été balayée du revers de la main.
C’est avec le même objectif que la FAE a demandé au ministre de l’Éducation, en février dernier, de reporter l’implantation obligatoire des programmes de la formation de base diversifiée (FBD) et du programme Intégration socioprofessionnelle (ISP) prévue le 1er juillet 2017. Depuis, des représentations se sont poursuivies.
Nous apprenions, le 20 juin dernier, le report de la fermeture des codes de cours de l’ancien programme de 5e secondaire en mathématique et de 4e secondaire en sciences physiques, sigles qui seront maintenus ouverts jusqu’au 30 juin 2019. C’est avec déception et colère que nous avons reçu cette nouvelle puisque cela laisse sous-entendre que les problèmes qui subsistent dans l’implantation des autres programmes ne sont pas suffisamment importants pour justifier un report de l’implantation obligatoire. Encore une fois, les experts et expertes dans la classe n’ont pas été écoutés.

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TRAVAUX HIVER-PRINTEMPS 2017

L’adoption de revendications plus précises ne constitue en soi que le point de départ vers, nous l’espérons, une implantation des nouveaux programmes plus respectueuse des enseignantes et enseignants. D’ici la fin de l’année scolaire, de nombreux travaux portant spécifiquement sur l’implantation des nouveaux programmes à l’EDA ont été effectués à la FAE. En voici quelques exemples :

    • Multiples suivis et représentations effectués au ministère.
    • Alimentation continue de notre site Internet pour que vous soyez informés au fur et à mesure de l’évolution du dossier.
    • Cueillette des données récoltées par les syndicats affiliés auprès de leurs vis-à-vis des commissions scolaires sur les conditions d’implantation en cours.
    • Consultation électronique auprès des enseignantes et enseignants sur la question de l’implantation des nouveaux programmes.
    • Création d’un groupe de travail visant à approfondir les particularités relatives au nouveau programme Intégration socioprofessionnelle et tenue de la première rencontre de travail.
    • Organisation et tenue d’un réseau le 23 mai 2017 pour informer les profs et leur permettre d’échanger sur la question.
    • Travaux visant à démontrer concrètement au ministère le type de correctifs souhaités dans les programmes d’études.
    • Poursuite des rencontres et des travaux du comité EDA.

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TRAVAUX ANTÉRIEURS

FBC/FBD/ISP
En 2008-2009, la FAE a mené une consultation sur les nouveaux programmes de la formation de base commune (FBC) et leur implantation auprès des enseignantes et enseignants de l’EDA. Déjà, plusieurs problématiques avaient été identifiées, notamment quant à la formation, au contenu des programmes, aux approches pédagogiques, à l’évaluation ou encore à l’absence de matériel pédagogique adéquat.

Dès lors, et probablement parce que plusieurs ne connaissaient pas encore l’ampleur des changements, le plan d’action, que la FAE a tenté de mettre en place, n’a trouvé que peu d’écho dans les milieux. Aussi, des représentations politiques (rencontres, lettres, suivis téléphoniques) ont été effectuées chaque année depuis, auprès du ministère de l’Éducation et lors de diverses conférences et événements (ACFAS, Convergences FGA, etc.). De nombreux suivis ont également été effectués auprès de l’appareil administratif (Direction de l’éducation des adultes et de la formation continue (DEAFC).

En 2014, afin d’actualiser ses données et d’approfondir sa connaissance des problématiques vécues sur le terrain, la FAE a tenu une autre consultation concernant cette fois, l’ensemble des programmes. Un large consensus s’est dégagé : des correctifs doivent être apportés tant en ce qui concerne les programmes que les conditions d’implantation, et ce, dans le respect des réalités du personnel enseignant et de leurs élèves. C’est donc à partir des résultats de la consultation qu’en réunion du Conseil fédératif, de nombreuses revendications ont été adoptées.

Enfin, ajoutons que les réflexions et les travaux menés en continu avec le comité EDA (composé de 5 enseignantes et enseignants du secteur, dont un du milieu carcéral) ont largement contribué à l’avancement du dossier à l’interne.
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FRANCISATION

Voici les principaux travaux en lien avec le nouveau programme Francisation effectués par la FAE ainsi que les diverses actions qu’elle a initiées :

Travaux et actions     Période
Analyse, par un groupe de travail, du référentiel commun du ministère de l’Immigration (échelle et programme-cadre) 27 février 2013
Consultation des syndicats affiliés sur l’offre de formation en francisation dans leur milieu Hiver 2013
Recensement non exhaustif de l’offre de francisation hors des commissions scolaires Octobre 2012 et mars 2013
Analyse, par un groupe de travail, de la version provisoire du nouveau programme de francisation 30 et 31 octobre 2013
Rencontre au MICC sur diverses questions 6 novembre 2013
Envoi d’un avis à la ministre de l’Éducation portant sur la version provisoire du programme d’études en francisation – domaine des langues 22 novembre 2013
Présentation en Conseil fédératif de l’état des travaux et de certains d’entre eux (portrait de l’offre de francisation hors des commissions scolaires et chez les syndicats affiliés) Décembre 2013
Rencontre au MELS sur les changements opérés à la version provisoire du programme et sur l’implantation du nouveau programme 11 septembre 2014
Analyse des changements demandés versus les éléments contenus au programme-cadre et à l’échelle Septembre 2014
Nouvelle demande de rencontre avec le MELS pour discuter de l’offre de formation et envoi de questions d’éclaircissements à la DEAAC 2 octobre 2014
Envoi d’une lettre au ministre sur les conditions d’implantation du nouveau programme en francisation 18 novembre 2014
Multiples échanges avec le ministère (suivi implantation)
Tenue de rencontres du groupe de travail en francisation et des responsables locaux chez les syndicats affiliés pour faire un suivi de l’implantation du nouveau programme 17 octobre 2014
26 mai 2016
13 décembre 2016
Envoi d’une lettre au sous-ministre adjoint le prévenant que les conditions d’implantation n’étaient pas au rendez-vous pour une implantation réussie du programme de francisation en janvier 2017 21 décembre 2016

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Sachant que les informations émanant du ministère ne se rendent pas toujours dans vos milieux, la FAE a rassemblé celles qui nous paraissent les plus probantes. Ces dernières proviennent de divers documents officiels et sites mais surtout, des discussions ayant eu cours avec les représentants du ministère. À ce jour, nous sommes toujours en attente de réponses à des questions envoyées le 19 janvier 2017.

Il importe de spécifier que le fait de publier les réponses obtenues par le ministère de l’Éducation ne signifie pas que nous les entérinons.


INTÉRÊT GÉNÉRAL

Un site Internet officiel pour accompagner les profs : Le ministère renvoie les enseignantes et enseignants au site Internet de Carrefour FGA, en précisant qu’il s’agit du site officiel en ce qui concerne les nouveaux programmes et leur implantation.

Une transition à prévoir : Des complications et des ajustements sont à prévoir au cours de la transition entre les programmes. Les représentants du ministère indiquent que l’analyse de ces complications devra se faire au cas par cas dans chacun des centres pour trouver des solutions et voir les mises à niveaux à effectuer. Toutefois, il est spécifié que les mises à niveaux ne doivent pas être faites lors des périodes d’enseignement habituelles. (doivent être faites en dehors des sigles et non pas à l’intérieur de ceux-ci).

Nouvelles versions des TENS à venir : Il y aura trois nouvelles versions par matière des tests d’équivalence de niveau de scolarité (TENS).

Il n’y aura pas de tests diagnostiques (tests de classement) nationaux : Les représentants du ministère considèrent que ces outils contribuent généralement à déclasser les adultes.

Existence d’un financement pour des groupes de 15 élèves à la FBC : Comme il ne s’agit pas d’un ratio conventionné, il revient à la commission scolaire de décider ce qu’elle fait des sommes reçues…

Autonomie du personnel enseignant par rapport aux approches pédagogiques : Bien que la FAE considère qu’il subsiste un paradoxe dans les programmes d’études au niveau des approches pédagogiques, le ministère soutient que le personnel enseignant a tout le loisir de choisir les approches pédagogiques qu’il désire. Il souhaite avant tout une diversification des approches pédagogiques, quelles qu’elles soient.

Financement relié aux mesures d’implantation par mesures spécifiques, non transférables et faisant l’objet d’une reddition de compte non envisagé : Suite à notre demande, les représentants du ministère avancent qu’ils ne commenceront pas à gérer et récupérer les sommes non dépensées et que leur intervention a des limites. Ils sont conscients que les sommes attribuées ont pu être utilisées par les commissions scolaires autrement que ce à quoi elles étaient destinées. Par ailleurs, ils ont transféré les sommes relatives à la formation dans l’allocation de base pour les activités éducatives de la formation générale des adultes afin qu’elles ne puissent être transférées à la formation générale des jeunes ou à la formation professionnelle.

Façon de calculer le nombre d’heure par sigle : Le ministère prend le temps moyen pour l’ensemble des cours. Il est considéré que bien que l’adulte puisse prendre plus de temps pour certains sigles, il sera plus performant et autonome dans d’autres et rattrapera, en bout de ligne, le temps lié aux paramètres initiaux. Il est ajouté qu’il y a plus d’adultes à temps partiel qu’à temps plein, ce qui peut donner l’impression que certains d’entre eux sont présents plus longtemps. Par ailleurs, on nous rappelle que le temps accordé à chaque sigle peut être augmenté au niveau local.

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MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE

La loi ne prévoit pas que le matériel didactique de l’EDA soit approuvé par le ministère (article 462, Loi sur l’instruction publique) : Selon les représentants du MEES la raison est que la fréquentation scolaire n’y est pas obligatoire, ce qui les dispenserait de cette responsabilité. Ils ne comptent pas proposer de modifications à la loi. Face à la problématique de non-conformité du matériel des maisons d’édition aux programmes d’études, ils prétendent que sélectionner le matériel a le même effet que changer la loi…

Du matériel inadéquat sur Alexandrie : les représentants du MEES indiquent que des critères minimaux d’approbation d’une SA par Alexandrie ont été élaborés depuis avec le ministère et sont dorénavant inclus dans l’outil d’analyse et d’appréciation disponible sur le site d’Alexandrie.  Les SA avalisées portent un logo et sont cotées. Le matériel non coté reste disponible sur le site afin qu’il puisse servir d’inspiration.

Le matériel inadéquat des maisons d’édition : Afin de régler cette problématique, des représentants du ministère travaillent depuis les deux dernières années avec les maisons d’édition pour leur présenter les programmes et les attentes par rapport à l’évaluation.

Une nouvelle grille d’appréciation du matériel d’apprentissage : Cette grille d’analyse est basée sur les paramètres des ressources didactiques du ministère. Elle a été développée par celui-ci pour aider les profs à choisir leur matériel pédagogique. Une version provisoire est disponible. Bien que cet outil puisse être aidant, il implique de passer l’ensemble du matériel au crible… Encore du travail pour les enseignantes et enseignants!

Un financement ministériel pour la production et la mise en ligne de matériel sur Alexandrie : Seules quelques commissions scolaires sont financées par le ministère pour la mise en ligne (mesure 30132 des règles budgétaires) de matériel pédagogique sur Alexandrie. Pour y avoir accès, elles doivent en avoir fait la demande au ministère.

Pallier le manque de matériel et la multiplication des plateformes contenant du matériel pédagogique : Selon les représentants du ministère, la meilleure solution pour cela est de déposer le matériel élaboré sur Alexandrie… Ils ajoutent que certaines commissions scolaires se sont regroupées pour développer du matériel et que ce dernier sera partagé au réseau. Les cas de la CS Marguerite-Bourgeois, CS Marie-Victorin, CS de Sherbrooke ont notamment été cités.
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ÉVALUATION

Disponibilité des épreuves FBD : Le MEES doit fournir trois versions des épreuves ministérielles édictées ainsi qu’un prototype par sigle pour les autres épreuves de 4e et 5e secondaire. En juin dernier, on nous assurait que l’entièreté des épreuves serait disponible à l’automne 2016. Les épreuves et prototypes ont été, pour la plupart, rendues disponibles aux responsables de la sanction des études des commissions scolaires. La FAE attend toujours les détails concernant les épreuves manquantes.

Les prototypes du ministère pourront servir de modèle pour la production locale des autres versions et être utilisés comme épreuve en soi. L’ensemble des épreuves de 3e secondaire doivent être produites localement. Toute épreuve locale de la FBD doit respecter les DDÉ prescrites par le ministère.

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  • ANGLAIS, LANGUE D’ENSEIGNEMENT
    • Un cheminement précis pour que les élèves remplissent les exigences de sanction : Le ministère a publié le cheminement (cours de la 4e et 5e secondaire à suivre de la FBD selon les cours réussis dans l’ancien programme) qui permettra aux élèves de remplir les exigences de sanction. Si cela vous intéresse, demandez à la personne ressource de votre centre le contenu de l’Info/Sanction 15-16-36.

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  • FRANÇAIS, LANGUE D’ENSEIGNEMENT
    • Un cheminement précis pour que les élèves remplissent les exigences de sanction : Le ministère a publié le cheminement (cours de la 4e et 5e secondaire à suivre de la FBD selon les cours réussis dans l’ancien programme) qui permettra aux élèves de remplir les exigences de sanction. Si cela vous intéresse, demandez à la personne ressource de votre centre le contenu de l’Info/Sanction 15-16-34.

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  • FRANCISATION
    • Aucun guide d’enseignement en francisation, contrairement à ce qui avait été annoncé : Le ministère considère que sa plateforme d’accompagnement (sur le site Carrefour FGA) fait office de guide pédagogique et précise qu’elle sera enrichie progressivement…
    • SA dans Alexandrie couvrant 80% du programme d’études : Information confirmée par le ministère en janvier 2017…
    • Utilisation du matériel du MIDI : En janvier 2017, le ministère nous précisait que des échanges entre le MEES et le MIDI étaient en cours à ce sujet. Nous sommes en attente de précisions.
    • Test de positionnement : Depuis l’harmonisation des programmes entre le MEES et le MIDI, ces deux ministères travaillent, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Montréal, sur un test de positionnement national servant à situer les élèves par rapport aux différents niveaux du programme. En 2014, ce dernier a été testé par chacun des ministères auprès de 500 personnes et des ajustements devaient y être apportés. En janvier 2017, des échanges et des travaux étaient toujours en cours entre les deux ministères à cet égard. Cet outil agira à titre d’indicateur et ne sera pas prescriptif. Il est spécifié qu’un test de classement élaboré au niveau local pourrait également être utilisé pour préciser davantage le niveau de l’élève.
    • Stade avancé : Les niveaux du stade avancé (9 à 12) en francisation sont sur la planche à dessin du ministère, en collaboration avec la commission scolaire Marie-Victorin.
    • Épreuves : Le MEES a fourni un prototype par sigle. Les épreuves ont été rendues disponibles aux responsables de la sanction des études des commissions scolaires. Les prototypes du ministère pourront servir de modèle pour la production locale d’autres versions et être utilisés comme épreuve en soi. Les épreuves locales doivent respecter les DDÉ prescrites par le ministère.

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  • INTÉGRATION SOCIALE (IS)
    • Le nouveau programme d’IS, toujours en attente d’approbation du ministre : Aucune date n’est avancée. Le Ministère décidera des modalités d’implantation du programme lorsqu’il sera approuvé. Dès lors, le Ministre en informera le réseau scolaire.
    • Trente prototypes d’épreuves (un pour chaque sigle) seront disponibles : ils pourront servir de modèle pour la production locale d’autres versions et être utilisés comme épreuve en soi.
    • Mise en place de 4 nouveaux sigles temporaires : Ces sigles n’ont aucun lien avec le nouveau programme ni avec la transition à venir. De plus amples renseignements sont maintenant disponibles.

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  • INTÉGRATION SOCIOPROFESSIONNELLE
    • Épreuves : Le MEES fournit un prototype par sigle. Les épreuves ont été rendues disponibles aux responsables de la sanction des études des commissions scolaires. Les prototypes du ministère pourront servir de modèle pour la production locale d’autres versions et être utilisés comme épreuve en soi. Les épreuves locales doivent respecter les DDÉ prescrites par le ministère.

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  • MATHÉMATIQUE
    • Le contenu d’un sigle en mathématique remplacé : Le contenu du sigle MAT-5151 qui remplace le sigle MAT-5153 dans la séquence Culture, société et technique  est dorénavant disponible sur le site Internet du ministère. Vous pouvez aussi y retrouver deux nouveaux cours optionnels de la 5e secondaire.

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  • SCIENCES
    • Financement pour les formateurs-accompagnateurs en sciences et technologies : Depuis 2014-2015, il n’y a plus de précision dans les règles budgétaires sur ce financement spécifique. Cela veut dire que ces formateurs-accompagnateurs pourraient être financés mais demeurent un choix effectué au niveau local.
    • Le programme de Biologie en cours de rédaction : Aucune date de parution n’est avancée. Le Ministère décidera de ses modalités d’implantation lorsqu’il sera approuvé par le Ministre. Dès lors, il en informera le réseau scolaire.

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  • SERVICES D’ENTRÉE EN FORMATION (SEF)
    • Le nouveau programme Services d’entrée en formation en cours de rédaction : Aucune date de parution n’est avancée. Le Ministère décidera des modalités d’implantation lorsqu’il sera approuvé par le Ministre. Dès lors, ce dernier en informera le réseau scolaire. Nous attendons davantage de précisions du ministère à cet égard.

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  • UNIVERS SOCIAL
        • Les cours de Géographie régionale du Québec et d’Histoire du Québec et du Canada sont en rédaction : Aucune date de parution n’est avancée. Le Ministère décidera de leurs modalités d’implantation lorsqu’ils seront approuvés par le Ministre. Dès lors, il en informera le réseau scolaire.
        • Autres cours d’univers social à venir : Nous n’avons aucune précision sur l’état d’avancement des travaux des cours d’Éducation financière, Géographie culturelle, Histoire du 20e siècle qui s’appliqueront à l’éducation des adultes.

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L’éducation des adultes et la formation professionnelle

La FAE est très active auprès des enseignantes et enseignants des secteurs de l’éducation des adultes (EDA), y compris l’enseignement en établissement pénitentiaire, et de la formation professionnelle (FP).

De plus, la FAE est impliquée dans plusieurs dossiers qui concernent les membres de ces secteurs d’activité, dont ceux de la réforme de l’EDA, des passerelles, de la précarité, de l’attestation d’études professionnelles (AEP), de l’insertion professionnelle, etc.

Le concours annuel La Persévérance a aussi un visage chez les adultes en formation souligne la détermination et le courage d’adultes de formation qui se sont particulièrement démarqués.

 

Mandat du comité Éducation des adultes (EDA) et du comité Formation professionnelle (FP)

Le comité EDA et le comité FP conseillent la Fédération sur des sujets relatifs aux conditions de travail et d’enseignement de ces secteurs de l’éducation. Ils soutiennent ou participent, entre autres, à la mise en oeuvre d’activités ou de plans d’action décidés par les instances de la Fédération.

La FAE est une organisation syndicale incontournable dans le milieu de l’éducation. Elle défend et fait la promotion de l’école publique comme bien commun.

Les enseignantes et enseignants sont les premiers experts de la pédagogie. La FAE revendique, fait la promotion et exige le respect de l’autonomie professionnelle des enseignantes et enseignants. Elle poursuit également tous les efforts pour obtenir les modifications qu’elle souhaite au système d’éducation.

La FAE mène aussi des dossiers, entre autres, sur :

  • Les programmes de formation des élèves et l’évaluation des apprentissages
  • Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA)
  • L’introduction des maternelles 4 ans à temps plein en milieu défavorisé
  • La formation des maîtres, l’insertion professionnelle et le perfectionnement

Les projets pédagogiques particuliers et l’école publique : conjuguer accessibilité, équité et conditions de travail

Qu’est-ce qu’un projet pédagogique particulier?
C’est un programme d’études de cinq unités ou plus qui déroge à la liste des matières prévues au régime pédagogique. Il s’applique à un groupe d’élèves ou à une école en vertu de la Loi sur l’instruction publique.

Les projets pédagogiques particuliers (PPP) font désormais partie du paysage scolaire québécois. Peu importe la forme qu’ils épousent, ces programmes ont tous des incidences sur l’accessibilité à l’école publique, sur l’équité entre les élèves et sur les conditions de travail du personnel enseignant. On l’imagine sans peine, les PPP alimentent les débats.

À lire, feuillet intitulé : Les projets pédagogiques particuliers et l’école publique, novembre 2012.

La rentrée scolaire 2013 a été marquée par l’implantation progressive des maternelles 4 ans à temps plein à la suite de l’adoption du projet de loi no 23.

La FAE a été la première organisation syndicale à proposer la mise en place de classes de maternelle à temps plein pour les enfants âgés de 4 ans issus de milieux défavorisés. Cette fréquentation scolaire en bas âge les prépare à l’école primaire et constitue un pas dans la bonne direction pour contrer leur décrochage.

Maintenant que le projet de loi a été adopté, la FAE veille à ce que les conditions nécessaires à la mise en place et à la réussite de cette mesure soient réunies, notamment, en ce qui concerne les mesures de soutien offertes aux enseignantes et enseignants ainsi qu’aux enfants.

En juin 2016, le ministre de l’Éducation a annoncé l’ajout de 100 classes dans les écoles du Québec pour un total de 186 classes. De ce nombre, 39 classes se situent sur le territoire de la FAE.

 

mammouth_affichePréparer nos enfants au monde scolaire

L’entrée à la maternelle est un moment important dans la vie d’un enfant. C’est le passage vers l’univers des grands, un pas signifiant vers le monde du savoir, le début de la vie d’écolier et d’un long voyage scolaire.

L’entrée progressive est un bon moyen pour permettre aux enfants d’amorcer harmonieusement ce voyage… et de combattre le stress qui y est associé.

Selon Sonia Lupien, directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Seguin, les réactions physiologiques engendrées par les situations stressantes sont les mêmes aujourd’hui que celles provoquées chez nos lointains ancêtres lorsqu’ils chassaient le mammouth…

L’entrée progressive est une façon efficace de contrer le stress… et permet d’apprivoiser le mammouth.

Si l’école ne prévoit pas de journées d’entrée progressive, les parents peuvent intervenir auprès du conseil d’établissement pour en faire la demande… parce que l’entrée à la maternelle, c’est important dans la vie d’un enfant.

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