Regard sur un Institut national d’excellence en éducation (INEE)

La Politique de la réussite éducative (PRÉ), lancée en juin 2017, comprenait notamment la mise en place d’une consultation qui s’est tenue à l’automne de la même année, intitulée Pour la création d’un Institut national d’excellente en éducation (INEE). La CAQ s’est prononcée en faveur de la création d’un tel institut lors de la campagne électorale de 2018.

LES OBJECTIFS D’UN INEE

DES PRÉMISSES CONTESTABLES ET D’IMPORTANTES LIMITES

Le document de consultation omettait plusieurs facteurs et constats centraux reliés à la réussite : impacts du statut socioéconomique, inégalités reproduites par le système scolaire, sélection d’élèves, etc.

La recherche en éducation est particulièrement foisonnante. Cette grande diversité est l’écho de la réalité de la pratique enseignante et de la réalité des milieux, lesquelles offrent des situations variables et en constante évolution. La diversité de la recherche, parfois contradictoire dans ses conclusions, permet un regard critique. La hiérarchisation des recherches, basée sur des critères appartenant à des domaines autres, est un risque évoqué par plusieurs chercheurs.

Le problème réside dans la tendance du Ministère, des commissions scolaires et des directions d’établissement à chercher des panacées et d’autres solutions rapides et « efficaces » à des problèmes de fond qui nécessiteraient des remèdes plus sérieux, mais souvent plus lents à agir. Les risques de standardisation dans la pratique sont importants.

Il existe déjà au Québec des organismes et des initiatives qui visent à favoriser le transfert de la recherche vers le réseau scolaire et qui contribuent à la formation. Prenons pour exemple le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) et son Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE), sans oublier le pilier qu’est le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), dont les mandats pourraient être bonifiés. Les obstacles les plus importants à la formation sont le manque d’investissements pour offrir temps et ressources aux personnels, ainsi que la nécessité de mettre en place une offre issue directement des besoins qu’ils identifient. C’est pourquoi, tout en reconnaissant l’importance et l’apport de la recherche à la pratique enseignante, comme plus de 250 signataires d’une pétition du milieu universitaire en éducation, la FAE n’a pas retenu l’hypothèse de la création d’un INEE lors de la consultation.

Ce texte est tiré du cahier de participation au réseau d’action sociopolitique de la FAE (p. 26). Les sources y figurent.

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