Réseau d’action sociopolitique

Combattre l’école-entreprise

caricature-cahier-cover-reseauLa FAE a tenu, le 23 janvier 2019, son premier Réseau d’action sociopolitique. Ce lieu d’échange et de mobilisation visait à mieux outiller les enseignantes et les enseignants dans leur compréhension des enjeux sociopolitiques, notamment en établissant des liens entre ces enjeux et l’école publique. Les objectifs de ce réseau étaient de:

  • Transmettre et vulgariser auprès des membres les fondements sociopolitiques et socio-économiques de la NGP : établir les liens entre la NGP, la GAR et le marché scolaire.
  • Transmettre et vulgariser les impacts de la NGP sur les conditions de travail des membres et sur les conditions d’apprentissages dans le réseau scolaire.
  • Favoriser l’affirmation professionnelle et la responsabilisation des enseignantes et des enseignants face aux impacts de la NGP.
  • Favoriser la mobilisation en vue, notamment, de l’arrivée du nouveau gouvernement et de la prochaine négociation nationale de 2020.

Les travaux déjà réalisés par la FAE sur la gestion axée sur les résultats (GAR), la réponse à l’intervention (RAI) et les méfaits de gestion (santé mentale au travail) ont permis d’examiner les enjeux inhérents à la nouvelle gestion publique (NGP) et ses incidences manifestes sur l’école publique comme milieu de travail, d’apprentissage et de vie.

Marchandisation, clientélisation, indicateurs de performance, d’efficacité et de rentabilité, uniformisation des pratiques, perte d’autonomie et de sens, les impacts de la NGP sur le système éducatif sont nombreux, transformant les établissements scolaires en école-entreprise.

Comme les membres de la FAE l’ont souligné dans leur manifeste sociopolitique, l’opérationnalisation de l’idéologie néolibérale dans les services publics, notamment par l’entremise de la NGP, est un enjeu majeur pour une organisation ayant l’école publique au cœur de ses préoccupations.

  • Vous trouverez  le cahier de participation comprenant la programmation de l’évènement ICI.
  • À la suite de chaque titre de présentation se trouve un lien cliquable vers la version PDF de la présentation de la personne conférencière.

PANEL 1

S’affirmer contre l’école-entreprise : nouvelle gestion publique (NGP) et marché scolaire

  • Les fondements de la NGP : analyse sociopolitique des pratiques de gestion (présentation PDF)
    – Stéphanie Demers, professeure de fondements de l’éducation, au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais
    C’est sous la lunette des fondements sociaux et politiques de la nouvelle gestion publique que madame Demers nous expose les racines et certains impacts de la NGP sur les services publics et dans nos écoles. Quelles pratiques sont issues de la NGP? Pourquoi la combattre et quelles pistes pour y parvenir?
  • Marché scolaire et inégalités : le Québec dernier de classe? (présentation PDF)
    – Philippe Hurteau, politologue, chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques
    Co-auteur de la note socioéconomique Inégalité scolaire : le Québec dernier de classe, monsieur Hurteau nous présente l’état du marché scolaire actuel au Québec, dont la configuration concurrentielle place les écoles en entreprises devant « chasser la clientèle ». Quels sont impacts de cette mise en marché et quelles orientations pour lutter contre le marché scolaire?

PANEL 2

Combattre la gestion axée sur les résultats : parce que l’école n’est pas une chaîne de montage

  • Nouvelle Gestion Publique (NGP) et Gestion axée sur les résultats (GAR) en éducation: vers une meilleure compréhension des impacts des politiques éducatives sur le travail enseignant (présentation PDF)
    – Arianne Robichaud, professeure de fondements de l’éducation, au Département d’éducation et pédagogie à l’Université du Québec à Montréal
    Contrôle accru, sentiment de se faire juger, surveiller, la souffrance enseignante n’est pas qu’un phénomène lié à la charge de travail. Madame Robichaud, enseignante au primaire et désormais professeure en philosophie de l’éducation, nous présente ses travaux visant à une meilleure compréhension des impacts des politiques éducatives actuelles sur le travail enseignant.
  • Les données probantes et les « pratiques gagnantes » en éducation: la science au service de l’école efficace? (présentation PDF)
    – Frédéric Saussez, professeur au Département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke
    Données probantes, pratiques gagnantes, dans un contexte où le gouvernement actuel s’est affirmé en faveur de l’implantation d’un Institut national d’excellence en éducation (INEE), monsieur Saussez, professeur spécialiste de la recherche en éducation, nous propose une perspective critique sur l’état de la recherche scientifique et certaines pratiques vantées par les gestionnaires scolaires.
  • NGP et GAR : des politiques pouvant se transformer en « méfaits de gestion » (présentation PDF)
    – Simon Viviers, professeur agrégé au Département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval
    Le contexte néolibéral dans lequel est inscrite l’école québécoise depuis plusieurs années a favorisé l’instrumentalisation du travail. Intéressé par la réalité des métiers scolaires, monsieur Viviers nous explique de quelle manière les relations entre les dimensions organisationnelles, professionnelles et politiques jouent un rôle dans la problématique de la santé mentale au travail.

Documents complémentaires à consulter:

 

 

 

 

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